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Combien coûte vraiment une heure de main-d'œuvre

C'est le chiffre le plus utilisé et le moins vérifié du métier. Beaucoup d'entrepreneurs facturent un taux horaire hérité d'un ancien patron, ajusté à la louche tous les deux ans. Voici comment le reconstruire à partir de vos propres chiffres.

Le salaire n'est pas le coût

Un employé payé 28 $ l'heure ne coûte pas 28 $ l'heure. S'y ajoutent, selon votre situation et votre province :

  • les charges de l'employeur ;
  • les assurances et la couverture d'accident du travail ;
  • les congés payés et les jours fériés, qui se paient sans être facturables ;
  • l'équipement, les vêtements, les outils, le téléphone.

Selon les métiers, le coût réel se situe couramment 25 à 45 % au-dessus du salaire brut. Le pourcentage exact est le vôtre, et il se calcule avec votre comptable — mais l'écart, lui, existe toujours.

Les heures non facturables sont la moitié du problème

C'est l'angle mort. Une semaine de 40 heures ne contient presque jamais 40 heures facturables :

  • les déplacements entre chantiers ;
  • les allers-retours chez le fournisseur ;
  • le chargement et le déchargement ;
  • les visites d'estimation qui n'aboutissent pas ;
  • l'entretien du matériel, la paperasse, les appels.

Si 30 heures sur 40 sont facturables, tout le coût de la semaine doit être récupéré sur ces 30 heures-là. C'est ce ratio, plus que le salaire, qui détermine le taux horaire à afficher.

La méthode en trois lignes

  1. Coût annuel réel d'une personne : salaire, charges, assurances, équipement.
  2. Heures facturables réelles dans une année : les heures travaillées, moins tout ce qui ne se facture pas.
  3. Coût horaire = 1 ÷ 2. Votre taux de vente s'établit ensuite au-dessus, avec votre marge et votre part de frais généraux.

Faites l'exercice une fois honnêtement. Le résultat surprend presque toujours, et il surprend dans le même sens.

Ce que l'écart vous apprend après coup

Le calcul ci-dessus est une prévision. La seule façon de savoir s'il tient, c'est de comparer, chantier par chantier, ce que vous aviez prévu et ce que vous avez réellement dépensé.

Un écart isolé n'est rien : un chantier difficile, une surprise sous une dalle. Un écart qui revient est une information : vos prix sont trop bas, ou vos heures facturables sont surestimées.

Comment Devik s'en sert

Votre bibliothèque de prix porte un coût et un prix par item : la marge prévue existe donc, calculée, ligne par ligne. Ce qui manquait, c'était le réel.

Vous saisissez les dépenses au fur et à mesure — matériaux, main-d'œuvre en heures × taux ou en montant, sous-traitance —, avec la photo du reçu prise au comptoir. Devik affiche trois chiffres et pas un tableau de bord : coût prévu, coût réel, écart en points de marge.

Quand l'écart dépasse un seuil de façon répétée sur les matériaux ou la main-d'œuvre, l'outil vous invite à réviser les prix concernés — avec vos chiffres, pas avec une moyenne du marché.

Un employé peut saisir une dépense sans jamais voir votre marge. C'est le point délicat de la fonction, et il est tranché de cette façon-là.

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