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Le client ne répond plus : quoi faire, et quand arrêter

Vous avez visité, chiffré, envoyé. Puis plus rien. C'est la situation la plus frustrante du métier, parce qu'elle ne dit pas si vous avez perdu le contrat ou si le client est simplement débordé — et les deux se traitent différemment.

Le silence ne veut presque jamais dire non

Un client qui a choisi quelqu'un d'autre le dit rarement. Ce n'est pas de la malveillance : personne n'aime annoncer un refus, et un courriel non répondu coûte moins cher qu'une conversation gênante.

Dans les faits, un silence recouvre trois situations très différentes :

  • Le devis n'a pas été lu. Il est arrivé un mardi à 19 h, entre deux courriels d'école. C'est le cas le plus fréquent, et le plus facile à régler.
  • Le client compare encore. Il attend un troisième prix, ou une décision de conjoint. Votre relance sert alors de rappel, pas de pression.
  • Le projet est reporté. Budget, saison, autre urgence. Là non plus, ce n'est pas un refus — c'est un « pas maintenant » qui mérite d'être noté.

Le rythme qui fonctionne

Deux relances, espacées, factuelles. Pas cinq.

  • J+3 — courte, utile : « Bonjour, je voulais m'assurer que la soumission vous est bien parvenue. Je reste disponible si une ligne mérite d'être ajustée. »
  • J+7 — la dernière, avec une porte de sortie : « Si le projet est reporté, dites-le-moi simplement, je classerai le dossier sans souci. »

La deuxième relance est la plus efficace, parce qu'elle rend le « non » facile. Beaucoup de clients répondent à celle-là précisément parce qu'elle ne demande pas de se justifier.

Le texto change les taux de réponse

Un courriel de relance se lit une fois sur trois. Un texto se lit presque toujours, dans la minute. Ce n'est pas une raison pour tout envoyer par texto : le PDF, le détail, le lien de signature restent du ressort du courriel.

Le bon usage est le signal : un texto court qui dit qu'un document attend, avec le lien. Le client ouvre depuis son téléphone, dans la file d'attente de l'épicerie — c'est là que les décisions se prennent vraiment.

Savoir arrêter

Après deux relances sans réponse, arrêtez. Un troisième message ne convertit pas, il agace, et il vous coûte le contrat suivant chez la même personne.

Marquez le dossier comme sans réponse et passez à autre chose. Si le projet revient dans six mois — ça arrive plus souvent qu'on ne croit —, vous aurez la soumission d'origine sous la main, et la reprendre prendra deux minutes.

Ce que Devik fait à votre place

Les relances de soumissions partent automatiquement à J+3 et J+7, par courriel et par texto si vous l'activez, dans la langue du client. Elles s'arrêtent d'elles-mêmes dès qu'il ouvre, accepte ou refuse.

Vous voyez aussi ce qu'un courriel ne dit pas : si la soumission a été consultée. Un devis vu trois fois sans réponse et un devis jamais ouvert n'appellent pas le même geste — dans le premier cas, il y a une hésitation sur une ligne, et un appel la lève.

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